Il est 15h et je devrais réviser mon bac blanc, mais je suis sur Instagram et je découvre des photographes qui m'inspirent et me donnent envie de vivre de la photographie, d'avoir des photo shoots tous les deux jours, de savoir modifier mes portraits sur Lightroom et d'avoir une petite communauté qui me soutiendrait et à laquelle je me consacrerait.

De shooter dans des nouveaux endroits, de pousser mes limites, d'essayer de nouvelles choses. D'être capable de maîtriser un vrai logiciel de retouche, sans en faire trop et d'éditer mes clichés dans ma chambre avec le vinyle de Loyle Carner sur ma platine. D'avoir des retours sur mon travail, de me sentir supportée et appréciée par des personnes qui ne me connaissent même pas et qui apprécient mon travail.

Cependant voilà, poursuivre sa passion n'est pas encouragée par la société. Mettre ce que l'on aime avant ce que l'on doit faire est mal vu et déconseillé. Bien sur, je comprends, il faut travailler pour avoir un avenir stable et faire ce que l'on veut. Mais si là, tout de suite, je m’assois à mon bureau et je repousse mon envie urgente de travailler sur mon portfolio pour bosser mes matrices et mes graphes, ne serait-ce pas dommage? Je ne sais pas, je ne sais plus. Ce que je sais c'est que quand je prépare un photo shoot, quand je suis en session photo, quand je les tris sur mon ordinateur, quand je tente de les modifier sur l'application gratuite Lightroom et quand je les montre à mes proches, mon cœur bat à 3000 à l'heure, je tremble et j'ai envie de pleurer de joie.

Ca doit être ridicule pour ceux qui ne sont pas photographes mais ça doit être compréhensible pour tous ceux qui ont une passion, quelque chose qui les fait vibrer et qui les donne envie de danser sur place. Parce que oui, quand j'obtiens LA photo j'ai envie de me taper une macaréna. Si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous invite à chercher. Cherchez une activité, un petit truc comme ça qui shake your insides, vous verrez, c'est cool.